mardi 13 mars 2007

construction-déconstruction


Weekend passé, vers 4h du matin, dans l'air saturé d'une boîte de nuit bruxelloise, j'ai dit à quelqu'un que j'habite Liège. La réaction était classique, les adjectifs employés peu flatteurs: sale, pauvre, déprimée, déprimante... Cet avis si clair, si honnête m'a dérangée, et, je l'avoue, m'a rendu son auteur un peu moins sympathique. J'avais tout à coup envie de rentrer.

Qu'est-ce qui s'était passé? Une identification massive et soudaine à cette ville que je trouvais il y a peu de temps moi-même sale, pauvre, déprimée et déprimante? On dirait... alors que ça ne fait pas encore un an qu'on a emménagé ici. Je me fais liégeoise dans ma tête, attendez les changements vestimentaires! (autre préjugé, plutôt marrant celui-là)


Car finalement, je me rends compte que les évidences sont choquantes lorsque l'on a commencé à les déconstruire...

(Photo: Bruxelles)

1 commentaire:

knoiel a dit…

la médina, le quartier le plus pauvre et délaissé de dakar, a été un des endroits où j'ai vu le plus de sourires et où j'ai ressenti le plus de chaleur humaine...comme quoi, l'habit ne fait pas le moine et les façades ne font pas une ville... mais en tant que bruxelloise, ville rivale de liège, je dois quand-même dire: brussels rules ;)