jeudi 8 novembre 2007

Transcrire

Dans tout travail, il y a des tâches pénibles. Dans ma recherche, ce sont les transcriptions.

Mot par mot, par mot, en précisant le silence et les rires, écrire ce qui a été dit ou sous-entendu parfois, dans un souffle.

Découvrir la stupidité de certaines de mes interventions, revivre la douleur dans laquelle se sont exprimées certaines choses. Reconnaître toutes les fois où j'aurais pu être plus pertinente, plus incisive ou à l'opposé, plus compatissante. Je doute que je serais une bonne thérapeute.

Le mouvement est circulaire, surtout quand la qualité de l'enregistrement est mauvaise. Je tiens une phrase, ensuite affluent que des mots, mais le sens est là, quelque part... Encore suspendu, alors que la prochaine question apparaît nette, je reviens donc au point de départ. Là, le sens, je le tiens. A force de tourner autour. Circonscrire pour transcrire. L'anglais nigérian prend alors des airs de famille. Mais certains mots resteront mystérieux.

Un entretien, c'est plein d'occasions ratées. C'est comme la vie, cela chemine avec le temps, vers une fin certaine. Il y en a que un, il pourrait y en avoir tant d'autres.

2 commentaires:

nutshell-kit a dit…

oui... cela me fait peur de les re-visiter, plus en profondeur, pour les indexer plus, voire les transcire. pour realiser ce qui n'y est pas. pour personnaliser encore plus. ce qui me hante c'est un sentiment de mediocrite. je suis devenue une avocate fervente de team-research. je suis tellement limitee intervenant seule.
merci pour les feuilles d'automne, j'irai les decorer de givre.
aux saveurs de l'afrique!

jacques a dit…

Deine Erfahrungen mit den Interview-Transkriptionen erinnern mich an meine Korekturerfahrungen mit den Prüfungen, wo auch immer die Spiegelungen der eigenen Mängel am meisten schmerzten.