mardi 21 août 2007

Sisyphe chronique

J'aime bien le quotidien. C'est confortable et sécurisant d'avoir une base pour vivre. Des acquis matériels qui nous soutiennent parce qu'ils nous semblent solides. Sur cette base se greffent chaque jour d'infimes variations et parfois s'y imprègnent de véritables événements. J'aime bien quand le fil des jours découvre un sens, une image, une évolution.

Je n'aime pas la chronicité du quotidien. Le surplace de la répétition. Ce mal de dos nocturne qui m'accompagne depuis 5 ans et dont les variations narguent toute tentative de construction de sens. Il pourrait faire l'objet exclusif d'un blog, si j'étais assez névrotique pour y céder. Mais ce n'est là qu'un aspect de la suite infinie de combats à mener quotidiennement contre soi. Ding, ding, ding! Round 7855388952: Me against myself. C'est pour ça qu'il faut des vacances.

Il faut imaginer Sisyphe heureux. Allez courage!

(Photo: Irlande 1999)

2 commentaires:

nutshell-kit a dit…

Les combats qu'on mène contre soi sont toutefois impliqués dans tous ces autres combats, qui, peut-être ont plus de sens.
J'aimerais bien, et je te l'ai dit déjà, un peu plus de chronicité, un peu plus de répétition, un peu plus de foyer, que cette figure de l'Etranger, personne un peu folle, un peu trop pour elle-même et peut-être pour les autres. Ah, mais je vois, depuis une semaine que même le terrain se termine. Je quitterai cette vie d'étrangère de nouveau un jour, et ce jour-là, je regretterai les petits rhythmes qui m'ont accompagné dans le village et que j'ai, si souvent, trop peu appréciées.
toute la force qu'on peut envoyer par ce lien en glass-fibre... je te promets, je cuisinerai un mets roumain à mon retour!

jacques a dit…

Zum Stichwort ist mir Folgendes eingefallen:

Vielleicht gehört der Stein der Weisen Sisyphos.
* * *
Ein System ist der Stein eines Philosophen, der oben liegen bleiben soll; wer Aphorismen schreibt, hat sich längst mit dem Schicksal des Sisyphos abgefunden.
* * *
Die Wahrheit ist der Stein des Sisyphos, der oben liegen bleiben soll, damit unser unruhiges Herz dort neben ihm ausruhen kann.
* * *
Gott als der Stein des Sisyphos, der nie oben liegen bleibt, den die Gläubigen immer wieder hochwälzen und die Ungläubigen am Fuß des Berges liegen lassen; aber auch dort ist er ein sperriger Brocken.
* * *
Weil der Stein von Sisyphos so viel Kraft verlangt, denkt er nicht daran, was er beim Hinunterrollen alles vernichtet.