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dimanche 27 janvier 2008

Mecha(ts) et moi

Mecha, la nomade sédentaire. Elle ne me colle plus à la peau, elle glisse de mes épaules comme le manteau à la fin de l'hiver.

Peut-être qu'elle me reviendra, ou pas. Peut-être qu'un nouveau blog naîtra, avec une nouvelle ligne éditoriale.

Donnez-moi un peu de temps.


samedi 22 décembre 2007

Atterrissage en perspective

De retour depuis deux jours, je retrouve avec bonheur mes amours et mes repères. Mais je ne peux me résoudre à tourner définitivement la page de ce voyage, le matin je me révéille désorientée...le chaud, le froid, le Nord, le Sud... Qui suis-je, où suis-je, avec qui, et pourquoi? La nuit dernière, tout sens avait déserté le champ de ma pensée. J'ai rêvé avoir succombé à la folie.

Je pense qu'il faudrait ranger les expériences dans des petits tiroirs triés et labellisés. Mais j'hésite encore. Le mot tue la chose.

mardi 13 novembre 2007

Un jour pas comme les autres

28 ans, aujourd'hui. Ce n'est pas un jour comme les autres. Quoique, tous ces derniers jours ne sont pas comme les autres. Parce que ce sont des derniers jours justement, des jours de préparation. Je m'envole vendredi matin pour un mois.

Quelque part, un anniversaire, c'est un jour normal, mais en mieux (si tout va bien). Avec quelques jolies petites perles qui viennent illuminer le cours de la journée. Un paquet qui arrive par la poste, des petits mots et des coups de téléphone, des crêpes au petit-déjeuner. Un déjeuner-surprise dans mon resto favori.

Dimanche on avait déjà un peu fêté à Luxembourg. Je suis depuis l'heureuse propriétaire d'un appareil photo digital ! De nouvelles perspectives pour le blog.
..
comme vous pouvez le constater. J'expérimente le mode "manual". Moi qui suis si conservatrice en matière de technologies, j'ai cédé. Comme je finis par céder pour tous les gadgets, un peu plus tard que les autres...

Elle est toute fraîche, cette photo, alors que moi on m'appelle "Madame" dans les magasins, maintenant.

vendredi 19 octobre 2007

Le fou de la princesse


Il n'y pas que les bottes dans la vie. Je vous avais aussi promis le chapeau que j'ai porté pour répondre à la maxime de ce mariage. L'invitation disait (aux filles): "Faites de votre tête une fête champêtre!"

Et moi, une fête champêtre à moi toute seule. Il porte bien son nom, "le fou".

Non, ce post n'est pas destiné à vous décourager de vous marier, hein les filles! Si vous le souhaitez, je pourrai m'abstenir à votre honneur, même si j'avoue que j'y ai pris goût, au déguisement de princesse fofolle...

mercredi 17 octobre 2007

La revanche bottée

Par moments, je pense encore que c'est bizarre de tenir un blog. Et je me demande ce que j'y cherche précisément, à part la célébrité bien sûr.
Le blog est une espèce d'excroissance de ma psychanalyse. J'ai commencé au moment où j'émergeais de la florissante maladie psychosomatique que j'avais développée dans le cadre du travail analytique. C'était une manière de donner une vitrine à mon vécu, de présenter une partie de l'iceberg à une partie tierce. Déjà une façon d'ouvrir l'espace claustrophique de la relation "duale" qui s'est avérée "duelle" par la suite.

Aujourd'hui, le cordon est déchiré.

Le blog est toujours là.

Et avec l'argent de la relation épargné(e), je me suis acheté ces superbes bottes. (Hein, elles sont jolies, non? La photo ne les montre pas sous leur meilleur jour, elles sont vertes en réalité. L'Homme trouvait que c'était "style liégeois" ce qui peut difficilement être mépris pour un compliment...)

Une ultime revanche qui signale qu'au lieu de me faire du mal avec quelqu'un qui ne sait m'écouter, je me fais du bien de la manière la plus bête qui soit.

lundi 3 septembre 2007

Fête...

J'ai du mal à retrouver un rythme de travail. Enfin...c'est un bel euphémisme. Je n'en fous pas une, exprime bien mieux l'état actuel des choses. Le blog s'en ressent car le billet quotidien s'insère chez moi dans une routine liée au travail, et s'effondre automatiquement avec elle.

La faute aux fêtes qui
passent avec leur cortège de verres et de microévénements demandant par la suite une journée d'intégration et de désintoxication. La faute aussi aux voyages auxquels je rêve. Et la faute à mon directeur de thèse qui n'a pas le temps de me recevoir.

Ce weekend, on a fêté les 90 ans de l'amie d'enfance de ma grand-mère, qui s'est mariée avec un Flamand. Elles se sont rencontrées, jeunes filles, dans une colonie de vacances avant la seconde guerre mondiale, et étaient amies depuis. J'ai très envie de dire "elles sont amies depuis", mais ma grand-mère n'est plus depuis 6 ans. C'est donc pour introduire encore du présent dans cette histoire que j'ai voulu y être.


Mais c'est aussi parce que cette famille réellement nombreuse est une créature fascinante, avec à sa tête cette femme si gentille, et que nous y appartenons comme un bras à Shiva. Pour moi, elle incorpore véritablement une espèce de mère archaïque, une Urmutter. Une femme généreuse, fertile et heureuse de l'être. Elle a mis au monde 8 enfants, et petite je jouais dans l'énorme jardin avec les enfants de ses enfants. Dimanche, ce sont ses arrière petits-enfants qui ont joué à cache-cache dans les buissons.


Moi j'ai fixé des visages et j'ai tenté d'y associer des noms. Certains ont grandi, d'autres ont vieilli, mais le son dans lequel baignent les rencontres est toujours le même. Sauf qu'aujourd'hui je comprends mieux les mots flamands. J'ai papoté au soleil, endimanchée, avec l'Homme à mes côtés. C'était une belle fête.

(Photo: Yanick, fête des 35 ans)

mercredi 1 août 2007

Sans béquilles

Parfois, j'ai moins ce besoin de mettre en mots mes expériences, de traduire la vie au niveau de mon blog. Pas non plus envie de prendre des photos. C'est comme si la vie suffisait, à l'état relativement brut, me confortant dans l'idée que toute création n'est que délicieuse béquille de la vie. C'est comme ça quand je planifie des voyages, quand mon travail avance, que c'est l'été et que l'Homme a obtenu le job rêvé. Quand tout à coup tout va et qu'on retombe bien amoureux.

Et quand on se retrouve à danser sur les mains, pas besoin de béquilles. Du coup je réduis le nombre des séances chez mon analyste, je ne sais plus quoi lui dire, à part de le complimenter sur le confort de son divan.


Mais là, j'ai à nouveau envie d'écrire. Je suis enrhumée, et je suis de retour.

dimanche 22 juillet 2007

Summerlach*


C'est quand les journaux sont de plus en plus en légers et que les gens sont de plus en plus difficiles à joindre, les rues de plus en plus vides, qu'on sait qu'est-arrivé le "trou de l'été". L'été n'est nullement troué, il constitue lui-même une vacuité dans la densité de l'année professionnelle, un moment d'accalmie et de productivité ralentie. Ce n'est pas le moment de lancer des projets, ni de chercher du travail ou d'acheter d'appart, c'est néanmoins une période propice au mariage. Tout comme le dimanche, le "trou de l'été"* peut s'avérer très cafardeux quand il pleut et que nous nous acharnons à nier sa réalité. Il est par contre un grand bienfait lorsque notre approche du vide relève d'une certaine complicité.

Ce blog suit la logique de l'été, il se fait rare, involontairement, produisant que ci et là encore un petit billet. Pourtant je suis là, je travaille, je vis, je respire au quotidien. Je vais même au cinéma, où j'ai vu récemment deux films absolument recommandables, After the Wedding et Cages. Le premier, une histoire de famille passionnante, le second, une histoire d'amour existentielle.

dimanche 20 mai 2007

Dimanche à Liège

Je voulais une écriture proche du quotidien, mais là, les mots ne suivent pas. Le quotidien m'échappe ces jours-ci, il est trop rapide et trop dense pour le suivre en mots et en images.

Heureusement que le dimanche existe, cette île dans les flots d'activités, à laquelle je m'agrippe aujourd'hui enrhumée et solitaire.

(Photo: Le célèbre marché de Labatte quai St. Léonard)

lundi 14 mai 2007

Une bouteille à la mer

C'est quand même un drôle de truc, un blog.

Pourquoi on fait ça? Qu'est-ce qu'on en attend? N'est-ce pas un truc surtout narcissique? Et la pudeur là-dedans?

Oui. Bonnes questions. J'ai quelques éléments de réponse, pour moi.
  • Plaisir d'écrire d'abord. Pas un roman, pas des poèmes, mais développer une écriture au plus proche du quotidien. A côté du style académique durement acquis, ça change. Et oui, je suis d'accord, l'écriture a toujours un côté narcissique.
  • J'aime tous ces blogs qui sont finalement autant de tentatives de sublimer le quotidien, d'y réfléchir, d'y accorder une attention d'une autre qualité, portée par la présence d'une plume. C'est créer au-delà du texte une autre dimension du quotidien.
  • Envie de communiquer aussi. Partager des moments, des idées, des pensées dans un monde mobile et élargi où l'on ne rencontre ses amis pas tous les jours au coin d'une rue. Quant à la pudeur...je sais ce que j'écris, je sais ce que je tais. Ceci n'est pas un journal intime, c'est destiné à être lu. Mais c'est vrai que ce n'est pas évident, car la qualité d'un blog est aussi liée à l'honnêteté de son auteur, et ma sincérité n'est pas sans garde-fou.
  • Envie de montrer ces photos qui sombrent dans une boîte à chaussures. Leur donner une deuxième vie, et me redonner envie d'en faire de nouvelles.
(Photo: Hiddensee)

vendredi 30 mars 2007

Mes collègues de travail


"Faire une thèse" est un travail solitaire. Surtout dans mon cas, habitant à plus de 100km de l'Université et de mon promoteur, sans rattachement réel à un laboratoire de recherche. Je dis donc souvent que les chattes sont mes seuls collègues de travail. Ces collègues de bureau viennent se frotter contre moi ; la plus jeune s'étend même très souvent sur mon bureau pour que je lui caresse la nuque...m'empêchant de voir l'écran ou de taper sur mon clavier. Mais elles sont singulièrement muettes. Parfois, lorsqu'elles observent les pigeons, des drôles de petits bruits sortent de leurs bouches.


A moi de me trouver et d'entretenir les personnes-ressources qui me permettent de continuer ce travail de recherche, motivée et inspirée. Je n'ai jamais été autant consciente de l'importance des liens, des contacts, du travail en réseaux... Trouver les personnes qui s'intéressent à ce que je fais, que je peux consulter ou conseiller (mais surtout consulter pour le moment!). Je bâtis lentement ma toile d'araignée.


Internet (quelle toile justement!) est une merveille pour ça... on pourrait m'enlever mon gsm, la télé unichaîne qu'on a, le téléphone, pourvu que Internet fonctionne! Au-delà de contacts "professionels", Internet me permet de me sentir en lien avec les gens, et ce blog s'inscrit aussi dans cette perspective, c'est certain.

mercredi 21 mars 2007

Respect de la vie privée2


J'ai cru comprendre que les chattes ne sont pas si pudiques que ça, après tout... J'ose donc montrer leurs têtes aujourd'hui! (De derrière d'abord, on ne sait jamais...)

J'avoue que j'ai très envie de faire plaisir à leur plus grand fan, qui, à plusieurs centaines de kilomètres d'ici, attend avec impatience de nouveaux clichés des monstres.

(Quant à moi, je pars aujourd'hui pour deux jours à Luxembourg, délaissant Homme et chats)

mardi 20 mars 2007

Un blog, une psychanalyse, une thèse


Tous ces projets tout à coup en train de se réaliser parallèlement. Des tentatives de construction de sens.
Sens au passé, sens à l'avenir.

  • Sur le blog, de manière ludique, en associant des images du passé aux paroles du présent.
  • En psychanalyse, par la déconstruction douloureuse.
  • Dans le travail de la thèse, par l'analyse et la réflexion sur les constructions de sens d'autrui, dans cette situation de rupture qu'est l'exil.
Mais ces projets sont concurrents dans la mesure où mon temps est limité, et qu'à cette heure-ci je suis censée m'adonner à point numéro trois, plutôt qu'à point numéro un...

samedi 17 mars 2007

Respect de la vie privée

Ah que c'est difficile de résister à l'envie de mettre des images de gens sur le blog! Après tout, c'est le sujet le plus fréquent des photos qui s'entassent dans ma boîte à chaussures...
Du coup, même les chattes, j'ose pas montrer leurs têtes, qui sait, peut-être que ça les dérange elles aussi...

lundi 12 mars 2007

Le temps qui passe...

"Qu'est-ce que le temps passe vite!" Cette phrase je l'entends souvent dans des conversations avec des amis. Quelle banalité quand même! Mais je ne pense pas qu'elle soit prononcée comme ça, à défaut d'autre chose, comme on parle de l'autre temps, celui qui est beau ou moins beau et dont on dit surtout qu'il est trop chaud aujourd'hui.

Ce n'est pas une banalité-esquive. Non, cette phrase est prononcée et répétée comme un mantra, face à une réalité inchangeable. Elle dénonce le scandal de n'avoir qu'une seule vie et d'avoir déjà grignoté une belle part du gateau. C'est peut-être une banalité, mais une banalité-vérité-douloureuse.


Pour moi aussi, le temps passe vite, déjà à nouveau le printemps! Tenir un blog, c'est l'occasion de fixer des éclats du présent et de raviver des tableaux du passé. Mettre du temps en boîte et dépasser l'espace qui me sépare des amis et de la famille éparpillés à travers l'Europe. Temps et espace, comme si une thèse ne suffisait pas, sur le sujet...

(Photo: Maroc)